Skill Progressive Disclosure
Commence par ce qu'un skill est matériellement, parce que le mot en impose plus que la chose : un dossier, avec un fichier markdown dedans. Rien de plus. Ce fichier contient des instructions et, en tête, un résumé de ces instructions. Le mécanisme tient dans cette asymétrie : c'est un prompt système paresseux, dont seul le résumé est chargé en permanence, et qui se déplie quand le modèle décide que la suite lui est utile. Pattern formalisé par Anthropic dans son article 'Equipping Agents with Agent Skills', en trois niveaux. Niveau 1 : la description courte, une ligne, toujours en contexte. Niveau 2 : le SKILL.md complet, chargé si l'agent juge le skill pertinent. Niveau 3 : les fichiers ressources (gabarits, scripts), chargés à la demande. Le résultat est de garder la pleine capacité accessible sans saturer le contexte avec des détails que personne ne lira.
Forces
- Économie de contexte massive : 50 skills installés ≈ 5KB en contexte au lieu de 500KB
- Pédagogiquement structuré : skill devient lisible comme un livre (overview → détails)
- Pattern officiel Anthropic, supporté nativement par Claude Code et Skills SDK
Limites
- Demande discipline d'écriture : structurer un skill en niveaux exige de penser hiérarchie info
- Niveau 1 (1 ligne) doit être très bien rédigé, c'est le seul moment où l'agent décide d'invoquer ou pas
Pour qui
- Design system manager qui ship des skills internes (ds-audit, component-create, token-update) à son équipe
- Équipe qui dépasse 5 skills installés et constate ralentissement / context overflow